MODES D'EXERCICE
Le traducteur salarié
Il travaille dans une entreprise industrielle ou commerciale, une banque ou une compagnie d’assurances, un organisme professionnel, etc. Il peut être intégré à un service de traduction ou travailler isolément, ou être affecté à un service connexe (documentation, direction commerciale, export, etc.). Il est en droit d’être classé comme cadre, mais ne bénéficie généralement pas d’un plan de carrière. Évolution possible : devenir chef du service traduction. L’accès à la fonction publique se fait sur concours, qu’il s’agisse d’administrations nationales ou internationales.
Certains traducteurs salariés exercent leur activité à domicile (télétravail). Ils peuvent également faire appel aux services d’une société de portage (consultez la lettre d’Info de juin 2003 à la rubrique « Lettres d’info »).
Le traducteur libéral
Disposant d’un statut de profession libérale, il travaille seul ou en association avec des collègues. Il doit prospecter et se constituer une clientèle. Les débuts sont toujours difficiles, les revenus irréguliers, les charges élevées (couverture sociale médiocre, nécessité d’investissements importants).
On classe aussi dans cette catégorie l’expert judiciaire, traducteur-interprète agréé près les tribunaux, qui est un auxiliaire de justice.
Le traducteur d'édition
Il occupe une place à part dans la profession en raison de son statut d’auteur (loi Escarra du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique). Il relève du régime général de la Sécurité sociale par l’intermédiaire de l’AGESSA (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs). Sa rémunération est en général bien moins élevée que celle des traducteurs techniques. De fait, il est rare que la traduction d’édition puisse, à elle seule, assurer une rémunération suffisante.
Il existe également des entreprises de traduction. Si les plus importantes emploient des traducteurs salariés, ces entreprises font plus souvent appel de façon intermittente à des traducteurs indépendants.
Le traducteur porté
Comme le traducteur libéral, il travaille seul, doit prospecter et se constituer une clientèle petit à petit. Les revenus ne sont pas réguliers. En revanche, le temps consacré aux tâches administratives est très réduit car celles-ci sont assurées par la société de portage dont il est salarié. Cette société lui fournit un véritable service sur le plan administratif, même si elle ne lui apporte pas d'aide dans la recherche de clients. C'est un mode d'exercice souple qui permet éventuellement de démarrer en douceur une activité de traduction.